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	<title>Archives des uncategorized - Microbiote - Polepharma</title>
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		<title>L’immunothérapie, la prochaine révolution du microbiome ?</title>
		<link>https://microbiote.polepharma.com/news/limmunotherapie-la-prochaine-revolution-du-microbiome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ophélie ruiz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 07:47:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Benjamin Hadida, co-fondateur et président d’Exeliom Biosciences, société biotech française créée en décembre 2016, a levé 24 millions d’euros pour porter en phase 2 clinique une nouvelle classe d’immunothérapies à partir de bactéries intestinales. Des développements précurseurs et porteurs d’espoir pour tout le secteur, qui seront mis en lumière lors des Journées Polepharma de la [&#8230;]</p>
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				<p><strong>Benjamin Hadida, co-fondateur et président d’Exeliom Biosciences, société biotech française créée en décembre 2016, a levé 24 millions d’euros pour porter en phase 2 clinique une nouvelle classe d’immunothérapies à partir de bactéries intestinales. Des développements précurseurs et porteurs d’espoir pour tout le secteur, qui seront mis en lumière lors des Journées Polepharma de la Microbiomique, les 22 et 23 novembre à Rouen, en Normandie.</strong></p><p><span style="color: #55d299"><strong>Quel est le point de départ d’Exeliom Biosciences ?</strong></span></p><p>Cela part d’un professeur en gastro-entérologie Harry Sokol à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, qui se demande pourquoi certains de ses patients atteints de la maladie de Crohn répondent aux traitements et d’autres non. Au début des années 2000, il est l’un des premiers à chercher des éléments de réponse du côté du microbiote intestinal. Un signal en particulier a attiré son attention, lié à la bactérie <em>Faecalibacterium prausnitzii</em>. Présente en abondance chez les sujets sains, celle-ci diminuait fortement chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin, type maladie de Crohn. Fort de cette découverte, le Pr. Harry Sokol a initié une collaboration avec le Dr. Philippe Langella, directeur de recherche à l’INRAE, et le Pr. Patrick Gervais, professeur émérite de génie des procédés à l&#8217;institut Agro Dijon, pour valider ses hypothèses dans les modèles précliniques. Cette équipe a mis en évidence que <em>Faecalibacterium prausnitzii </em>avait la capacité de moduler la réponse de notre système immunitaire, ouvrant la voie à une nouvelle forme d&#8217;immunothérapie. Une immunothérapie agissant au niveau local dans la partie inférieure de l’intestin, grâce à des effecteurs portés par la bactérie en dose physiologique, et déclenchant des effets systémiques de modulation de notre immunité. Rappelons que 70% de notre système immunitaire se situe au niveau de l&#8217;intestin.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>En quoi est-ce une approche innovante ?</strong></span></p><p>Malgré des progrès phénoménaux au cours de ces vingt dernières années, l’immunothérapie reste confrontée à deux difficultés majeures : la première est une accessibilité limitée liée à une forte toxicité dans le cadre d’une administration prolongée et, la seconde, une efficacité limitée uniquement à une partie des patients. L’approche que nous développons chez Exeliom Biosciences vise à répondre à ces problématiques avec un traitement contenant une souche naturelle d’une espèce bactérienne qui présente un profil de sécurité sans précédent et compatible avec une administration chronique sur le long terme. Le potentiel de combinaison avec les traitements existants permet également d’augmenter le taux de réponse de ces derniers. Notre objectif est de donner accès à l’innovation en immunothérapie au plus grand nombre de patients possible.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Quel est votre produit phare aujourd&#8217;hui ?</strong></span></p><p>Notre candidat médicament prioritaire EXL01 repose sur un procédé de production entièrement anaérobie, qui permet de cultiver et lyophiliser une souche de <em>Faecalibacterium prausnitzii</em>. Nous la mettons dans une capsule, qui va spécifiquement cibler une partie de l&#8217;intestin, tout en la protégeant du reste du système gastrique. Nous sommes entrés en clinique l&#8217;année dernière et le traitement a été administré aux premiers patients, tous atteints de la maladie de Crohn. Nous attendons les résultats de notre première étude de phase 1 l’année prochaine. Nous avons déjà prévu de permettre l’évaluation de notre candidat prioritaire dans cinq autres essais cliniques de phase 2 dès l’année prochaine. L’objectif de ces essais, dans cinq indications à travers trois aires thérapeutiques, est de montrer des signaux d’efficacité et ainsi faire la preuve de concept de notre approche. Il y a d’abord, l’inflammation chronique de l&#8217;intestin, avec un positionnement en maintenance dans la maladie de Crohn post-opératoire, puis l’infection multi-récidivante à <em>Clostridium difficile</em>, pour amener une alternative, plus définie et industrialisable, à la transplantation de matière fécale. A cela s’ajoutent trois essais en immuno-oncologie, qui est le grand saut conceptuel que l&#8217;on va opérer en combinaison avec les traitements de routine dans le cancer gastrique, le cancer du poumon (non à petite cellule) et le carcinome hepatocellulaire.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Est-ce un challenge de produire cette bactérie </strong><em>Faecalibacterium prausnitzii </em><strong>? </strong></span></p><p>Notre candidat médicament est aujourd’hui produit, mais cela a nécessité trois ans de développement pour y parvenir. Donc, oui, cela a été un challenge ! On arrive, en général, à produire <em>Faecalibacterium prausnitzii</em> à petite échelle en laboratoire. Il était plus compliqué de passer à très grande échelle avec des contraintes industrielles, qui ne sont pas les mêmes. Nous maîtrisons ces étapes de scale-up aujourd&#8217;hui. L&#8217;échelle actuelle permet de soutenir les essais cliniques de grande ampleur, ce qui nous rend confiants pour les prochaines étapes. Nous ne sommes pas loin des capacités nécessaires à la commercialisation. Nous disposons également d&#8217;une unité pilote de production sur le site de l’INRAE à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, qui a été financée en partie par la Commission Européenne. Cela nous permet de faire du développement de procédés, tout en protégeant au maximum notre savoir-faire. La production est le nerf de la guerre dans les développements issus du microbiote, puisqu&#8217;une grande partie de la protection de la propriété intellectuelle passe par le secret des procédés de fabrication.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Comment se projeter aujourd&#8217;hui ?</strong></span></p><p>Nous sommes convaincus que les données d’efficacité, qui seront générées dans le cadre des essais cliniques de phase 2 pour évaluer EXL01, marqueront une étape majeure pour l&#8217;ensemble du secteur du microbiote. À l&#8217;heure actuelle, aucun traitement basé sur le microbiote n’a encore montré son efficacité dans une étude de phase 2 dans une indication complexe médiée par l’immunité. L&#8217;actualité aujourd&#8217;hui porte principalement sur l&#8217;infection à clostridium difficile avec deux produits du FMT sur le marché. Il s&#8217;agit d&#8217;un mécanisme relativement simple de remplacement de la flore intestinale par une autre pour se débarrasser d’une mauvaise bactérie. Dans notre cas, l&#8217;enjeu est de démontrer qu’une bactérie issue du microbiote peut agir sur l&#8217;immunité, c&#8217;est une approche totalement nouvelle et de rupture.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Quel est l’enjeu essentiel pour votre société et le secteur ?</strong></span></p><p>C&#8217;est un enjeu principalement de pédagogie et de démocratisation de l&#8217;approche. Quel que soit notre interlocuteur aujourd&#8217;hui (autorités réglementaires, big pharma…), nous sommes tous convaincus que le microbiote intestinal joue un rôle. Maintenant, et là où les doutes subsistent, c&#8217;est dans la capacité à développer un médicament issu du microbiote intestinal, qui soit bien défini, caractérisé et reproductible dans le temps. Depuis dix à quinze ans que la vague microbiote a déferlé, nous n&#8217;avons toujours pas ces éléments de réponse. Et plus on attend, plus la suspicion et le scepticisme grandissent. Nos résultats cliniques, s&#8217;ils sont marquants dans ces indications considérées comme très complexes, pourraient donc constituer un véritable tournant et relancer une seconde vague d&#8217;enthousiasme dans le secteur.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>C’est donc un moment clé où tout peut basculer ?</strong></span></p><p>Nous sommes dans une période critique dans le sens où il y a peu de sociétés actuellement encore engagées sur des essais cliniques avec un candidat médicament issu du microbiote intestinal dans un domaine encore émergent et qui a tardé à faire ses preuves ! Exeliom Biosciences se distingue car nous avons réussi à lever 24 millions d&#8217;euros auprès de nos investisseurs à savoir Auriga Partners, Capital Grand Est, UI Investissements, Crescent Ventures, et le laboratoire Biocodex, qui croient dans nos projets de rupture depuis le départ. Il faut bien comprendre qu&#8217;un élément bloquant est la difficulté de mener des essais cliniques sur les thérapies du microbiote intestinal et d’assumer leur coût sur un temps long. Ce ne sont pas nécessairement des thérapies de choc, mais plutôt des traitements chroniques avec une administration au jour le jour et sur une longue durée. C’est pourquoi le coût des essais cliniques est très élevé. Il est essentiel d’accorder le temps de développement clinique et les financements associés sur la même temporalité.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Exeliom Biosciences envisage-t-elle de grandir ?</strong></span></p><p>Oui, bien-sûr, et comme toutes les sociétés ! Mais, depuis le début, nous sommes très prudents dans notre politique d’investissement… Ce qui va guider la valeur de notre société et notre capacité à se refinancer et grandir, c&#8217;est la démonstration de la preuve de concept chez l&#8217;homme. Jusqu&#8217;à cette étape clé, nous allons rester sur un modèle frugal et le plus léger possible. Au-delà, nous pourrons envisager d&#8217;investir dans nos propres unités de production, car c&#8217;est l&#8217;un de nos objectifs premiers à terme, et de se développer sur d&#8217;autres indications et d&#8217;autres produits. Pour le moment, nous restons focalisés pour que notre produit phare EXL01 fasse ses preuves !</p><p> </p><p><strong>Propos recueillis par Marion Baschet Vernet</strong></p><p> </p>					</div>
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		<title>« L’Europe du microbiote, c’est la France »</title>
		<link>https://microbiote.polepharma.com/news/leurope-du-microbiote-cest-la-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ophélie ruiz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2023 14:54:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hervé Affagard, cofondateur et directeur général de MaaT Pharma, et président de l’Alliance Promotion Microbiote (APM), est sponsor principal de la quatrième édition des Journées Polepharma de Microbiomique, qui se tiendront les 22 et 23 novembre à Rouen, en Normandie. Il alerte sur la perte de compétitivité du secteur en Europe et appelle à un [&#8230;]</p>
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				<p><strong>Hervé Affagard, cofondateur et directeur général de MaaT Pharma, et président de l’Alliance Promotion Microbiote (APM), est sponsor principal de la quatrième édition des Journées Polepharma de Microbiomique, qui se tiendront les 22 et 23 novembre à Rouen, en Normandie. Il alerte sur la perte de compétitivité du secteur en Europe et appelle à un sursaut collectif global lors de ces Journées, qui redonne à la France son rôle pivot dans la structuration de la communauté du microbiote.</strong><span> </span></p><p><span style="color: #55d299"><strong>Diriez-vous que MaaT Pharma, qui fêtera ses 10 ans en 2024, est un précurseur dans le domaine du microbiote ? </strong></span></p><p>Nous avons la sensation d&#8217;avoir ouvert la voie dans le développement de thérapies issues du microbiote intestinal. MaaT Pharma est le spécialiste et leader français de la restauration de l&#8217;écosystème complet du microbiote. Nous sommes aussi les plus avancés dans le domaine de l’oncologie et du microbiote au niveau mondial. Un leadership reconnu dans le secteur grâce à notre candidat-médicament phare, MaaT013, pour traiter la maladie aigue du greffon contre l’hôte. Le principe actif est un écosystème complet qui contient notamment de manière standardisée des dizaines bactéries anti-inflammatoires que nous regroupons sous le nom de Butycore. Il s’administre sous forme de lavements intestinaux. Ce produit pionnier est actuellement à mi-parcours de son étude clinique de phase 3. Nous devrions avoir les données relatives au premier critère d’évaluation de l’étude en milieu d’année 2024 et, si nous ajoutons une année de suivi jusqu’à l’été 2025, nous pourrions être en position de déposer une autorisation de mise sur le marché en 2026. Notre produit est également disponible dans le programme d’accès compassionnel depuis quatre ans. Environ 160 administrations ont déjà été réalisées en Europe et nous continuons de recevoir des demandes du monde entier. Nous sommes sur des pathologies très graves avec des patients qui ont un taux de survie à 2 mois de 22% et les résultats de notre accès compassionnel, avec un taux de survie à 1 an de 59% chez les patients répondant aux traitements, sont très encourageants. Les Journées Polepharma de la Microbiomique permettront notamment d’apporter un éclairage sur nos développements en onco-hématologie.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Difficulté ou enthousiasme, quel est votre ressenti sur le chemin parcouru ?</strong></span></p><p>Le parcours est toujours difficile pour un pionnier qui défriche un domaine. Pour MaaT Pharma, nous avons relevé le défi de convaincre les médecins, patients, autorités réglementaires, laboratoires pharmaceutiques, … Mais le potentiel du marché est colossal et cela vaut le coup de s’accrocher ! D’autant que notre moteur est d’améliorer les soins aux patients avec un impact sociétal important. On sait aujourd&#8217;hui que 25% de la population mondiale montre une altération de son microbiote intestinal, avec une forte méconnaissance encore des problématiques. Il est donc aujourd’hui plus que jamais nécessaire de faire avancer la science du microbiote et de proposer des solutions de diagnostics et thérapeutiques aux patients.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Quel message adresser aujourd’hui aux sociétés qui se lancent dans votre sillon ? </strong></span></p><p>L’univers du microbiote a été trusté au départ par les infections nosocomiales, notamment l‘infections à <em>Clostridioides difficile</em>. Nous avons fait un choix et un pari différent en ciblant l’oncologie dès 2014. Et nous récoltons aujourd&#8217;hui le fruit de notre travail, en ayant ouvert la voie et les possibilités autour de nous. Car depuis, deux autres sociétés se sont lancées sur ce créneau aux États-Unis et en Écosse. Nous avons clairement « fait des petits ».</p><p><span style="color: #55d299"><strong>2023 sera-t-elle une année charnière pour MaaT Pharma ?</strong></span></p><p>Nous sommes entrés dans la quatrième phase de développement de notre société, à savoir la préparation de la commercialisation de nos produits les plus avancés notamment MaaT013 (si les données de phase 3 sont positives) et l’expansion aux États-Unis. Ce sont nos prochains challenges. Au cours des étapes précédentes, nous avons validé notre concept, développé une première formulation autologue (MaaT011), un premier prototype qui nous a conduit à apprendre et nous a permis de pivoter sur MaaT013, actuellement en phase 3. Nous avons également diversifié nos programmes, avec le développement de MaaT033, notre forme orale, et nous comptons aujourd’hui quatre essais en cours dans le mélanome, dans la maladie de Charcot et deux en hémato-oncologie. Et nous pourrions envisager d’élargir à d’autres axes thérapeutiques dans le futur. Autre bonne nouvelle : nous sommes prêts pour la montée en échelle en termes de production, grâce à notre nouvelle unité de fabrication développée avec Skyepharma, à Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon. Il s’agit de la plus grosse usine en Europe, pour la production de microbiote à écosystème complet, et elle est prête à produire les lots cliniques de MaaT013 et MaaT033.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Quel est le circuit de dispensation d’un produit tel que MaaT013 aujourd’hui ? </strong></span></p><p>Depuis l’obtention d’un accès compassionnel en 2019, nous avons professionnalisé notre infrastructure et logistique afin d’administrer le médicament au patient le plus vite possible et dans un délai de 24 à 48 heures. Le circuit commence à notre usine lyonnaise qui fabrique et libère les produits, qui sont acheminés jusqu’à notre centre de distribution de Bordeaux, où ils sont stockés. Lorsque le pharmacien responsable reçoit une autorisation de délivrance compassionnelle de la part de l’ANSM, notre produit est envoyé à l’hôpital de destination en France, Allemagne, Espagne… La première génération de produits doit respecter une chaîne du froid stricte à moins 80°C pour le transport et la conservation. Une fois arrivé à l’hôpital, le produit est administré en trois temps et à trois doses différentes à J1, J5 et J10, en fonction de l’état de santé du patient.  Un avantage apporté à la seconde génération avec MaaT033 et, demain, les produits co-cultivés, est de pouvoir être stockée à température ambiante.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Que représente aujourd’hui le secteur de la microbiomique ?</strong></span></p><p>Nous sommes près de 25 sociétés au sein de l’Alliance Promotion Microbiote (APM), créée en mars 2021 pour rassembler l’ensemble des acteurs du secteur agissant dans le dispositif, le diagnostic et la thérapeutique, et englobant toutes les modalités. Nous sommes sur un marché en croissance et très diversifié, qui regroupe à la fois les probiotiques avec des bactéries d’origine lactique et autres, les produits vivants biothérapeutiques et issus du microbiote avec les bactéries commensales collectées sur l’individu qui échangent avec l’hôte. Nous constituons un mix d’acteurs industriels historiques comme Biocodex ou Lallemand, et de start-ups biotech innovantes, telles que la deeptech Eligo Bioscience qui fait appel à la technologie CRISPR-Cas pour modifier le code génétique de la bactérie. L&#8217;ensemble du secteur est dynamique et multiplie les coopérations. Il représente entre 3500 et 4000 emplois rien qu’en France. Les premières AMM de médicaments à base de microbiotes ont mis dix ans à arriver et ce sont les sociétés Ferring (novembre 2022) et Seres (avril 2023), aux États-Unis, qui ont ouvert la voie. Ces dernières génèrent aujourd’hui du chiffre d’affaires avec des produits pharmaceutiques issus de donneurs dans le domaine du transfert de microbiote fécal. Ces traitements pourraient prochainement arriver en France. Nous espérons que cette tendance positive va continuer !</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Comment se positionne la France sur ce marché ?</strong></span></p><p>Il y a près de 300 sociétés du microbiote dans le monde qui développent des produits en préclinique et clinique. Il y a deux ans, 39% de ces sociétés étaient en Europe et 19% en Asie. Mais les chiffres se sont rapidement inversés sur la période, traduisant une véritable perte de compétitivité en Europe. Les sociétés qui émergent aujourd’hui sont en Asie, tandis que plusieurs sociétés en France ont malheureusement fermé boutique telles que Ysopia et Da Volterra. Or, l’Europe du microbiote, c’est la France. L&#8217;Hexagone héberge la science, les investisseurs, ou encore l’ANSM, qui est l’autorité réglementaire qui a le plus légiféré sur le microbiote en Europe. Nous avons un rôle de leader, structurant et pivotal en Europe, qu&#8217;il faut continuer d&#8217;assumer et c’est l’enjeu des cinq prochaines années.</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Qu&#8217;est-il souhaitable à l&#8217;avenir pour y arriver ?</strong></span></p><p>Il faut que l’on multiplie les réussites tricolores au-delà de MaaT Pharma et il nous manque des champions comme dans tout le secteur de la biotech ! Nous avons besoin d’un cadre réglementaire propice au développement de nos entreprises. L’Europe devrait dans ce sens s’inspirer de la France. Un soutien politique est nécessaire. Un autre axe est d&#8217;améliorer la collaboration publique-privée pour concrétiser l’innovation au niveau des entreprises. On pourrait finir par tourner en rond et rater le coche comme ce fut le cas pour les CAR-T cells, un domaine dans lequel la France était à la pointe, mais qui a été concrétisé aux États-Unis qui nous imposent désormais leur marketing et leurs prix. La solution aujourd’hui passe par l’excellence, un cadre réglementaire adapté, des succès d&#8217;entreprises et une meilleure facilité de transfert de la recherche vers les entreprises qui font du translationnel. Ce sont les défis à relever au plus vite et tous ensemble !</p><p><span style="color: #55d299"><strong>Un message pour ces Journées Polepharma du Microbiomique ?</strong></span></p><p>La réussite de la France est essentielle pour le dynamisme de l’Europe. C&#8217;est sur ce point important que nous souhaitons alerter lors du congrès, partager le constat et mobiliser ensemble dans l&#8217;intérêt du secteur. Il ne suffit pas d&#8217;être le meilleur en France, nous devons aider nos sociétés à grandir et à devenir des acteurs internationaux ou &#8211; au moins &#8211; européens. Chacun doit apporter sa contribution dans une logique d&#8217;écosystème pour générer des retombées positives pour tous !</p><p> </p><p><strong>Propos recueillis par Marion Baschet Vernet</strong></p>					</div>
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		<title>Focus sur le microbiote vaginal</title>
		<link>https://microbiote.polepharma.com/news/focus-sur-le-microbiote-vaginal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ophélie ruiz]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 10:00:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://microbiote.polepharma.com/?post_type=news&#038;p=2610</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pierre Rimbaud, Consultant en microbiomique clinique Cofondateur de plusieurs entreprises dans le domaine microbiomique &#8211; 15 ans de pratique et d&#8217;enseignement de la médecine &#8211; 35 ans de conseil à l&#8217;industrie biomédicale, aux institutions et aux investisseurs en santé.   Le milieu vaginal est un remarquable écosystème qui joue un rôle crucial dans la biologie de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2610" data-term-id="9" data-obj-id="9" class="elementor elementor-2610 dce-elementor-term-9" data-elementor-settings="[]">
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				<p><span style="color: #339966"><strong>Pierre Rimbaud, </strong>Consultant en microbiomique clinique</span></p><p>Cofondateur de plusieurs entreprises dans le domaine microbiomique &#8211; 15 ans de pratique et d&#8217;enseignement de la médecine &#8211; 35 ans de conseil à l&#8217;industrie biomédicale, aux institutions et aux investisseurs en santé.</p><p> </p><p>Le milieu vaginal est un remarquable écosystème qui joue un rôle crucial dans la biologie de l&#8217;appareil reproductif en faisant principalement barrière aux pathogènes. Les perturbations de cet écosystème, que l’on dénomme aujourd’hui des dysbioses, ont été reconnues comme la cause de troubles gynécologiques largement répandus. La microbiologie du vagin a ainsi été une importante préoccupation médicale depuis A. Doderlein à la fin du XIXe siècle, jusqu’à RP Nugent qui en a standardisé en 1991 l’analyse au microscope. Un progrès décisif dans la compréhension des dysbioses vaginales a été l’approche microbiomique menée dès 2008 par J Ravel à Baltimore le cadre du Human Microbiome Project.</p><p>Étrangement, le microbiote vaginal de l&#8217;espèce humaine lui est très spécifique. De la puberté à la ménopause, il est particulièrement sain quand sa diversité est faible (contrairement au microbiote intestinal) avec une importante dominance de lactobacilles. Cinq vaginotypes (Community State Types) ont été décrits par J Ravel en 2011 qui traduisent des différences interindividuelles fortes et durables en lien avec la génétique. Une importante variabilité intra-individuelle s&#8217;y ajoute néanmoins sous l’influence du cycle menstruel, de la grossesse, ainsi que de nombreux facteurs tels que les pratiques d’hygiène, l&#8217;alimentation, le tabagisme, le comportement sexuel, les traitements hormonaux et les pathologies systémiques.</p><p>La dysbiose vaginale se caractérise par une perte d’homéostasie bactérienne et épithéliale que mesure le score de Nugent ; elle peut entraîner un syndrome clinique appelé vaginose que révèlent les critères d’Amsel ; elle se voit aussi associée à divers risques gravidiques tels que la prématurité ainsi qu’à l’infertilité. La grande prévalence des pathologies féminines associées à des dysbioses vaginales et leur poids considérable dans les dépenses de santé confèrent désormais à l’approche microbiomique une importance majeure en gynécologie et obstétrique.</p><p>La question se pose donc aujourd’hui de la translation en clinique des progrès microbiomiques. Association n’étant pas causalité, rien ne prouve que la dysbiose soit la cause primaire des pathologies qui lui sont liées, les deux phénomènes pouvant avoir des déterminismes communs endocrinométaboliques et immuno-inflammatoires. Il n’empêche que la rupture d’homéostasie vaginale est en soi un facteur d’inflammation locale, voire d’infection susceptible d’accentuer et pérenniser les phénomènes pathologiques, et requiert donc d’être corrigée.</p><p>En clinique, la microbiomique vaginale comporte un volet diagnostique et un volet thérapeutique. En fonction des situations, elle servira à caractériser une dysbiose et évaluer un risque gynéco-obstétrical, individualiser un traitement et en évaluer la réponse. En thérapeutique, on sait que les probiotiques administrés par voie orale ou locale peuvent contribuer à l’homéostasie vaginale, que certaines molécules prébiotiques ou bioactives favorisent la prolifération des lactobacilles au détriment des pathobiotes, que le transfert de microbiote vaginal est réalisable ; mais on manque encore, dans les multiples indications envisageables, d’une démonstration solide des bénéfices cliniques de ces pratiques, notamment au-delà du court terme.</p><p>La microbiomique vaginale progresse de jour en jour et suscite logiquement un intérêt croissant des médecins et des investisseurs. Face aux nombreuses questions soulevées, c’est au concours des biologistes et cliniciens de faire aboutir des recommandations de pratique appelées à révolutionner la santé des femmes.</p><p><span style="color: #339966"><u>Session 4</u> &#8211; Focus sur le microbiote vaginal</span></p><p><strong>#10</strong> &#8211;  Spécificités du Microbiote vaginal <em>Djamel Drider, UMR-T BioEcoAgro INRAE 1158, Univ. Lille &#8211; Institut Charles Viollette</em></p><p><strong>#11</strong><span> &#8211; Diversité du microbiote vaginal : quantification et relation avec l&#8217;issue de la grossesse </span><em>Sean P Kennedy, Research Scientist, Dpt of Computational Biology, Institut Pasteur</em></p><p><strong>#12</strong> &#8211; Diagnostiquer la Vaginose Bactérienne par Métégénomique <em>Allessandra Cervino, CEO, Luxia Scientific</em></p><p><strong>#13</strong> &#8211; Quelles réponses à la dysbiose vaginale ? <em>Pierre Yves Mousset, CEO, Gynov</em></p>					</div>
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		<title>Un expert en microbiologie et biologie moléculaire aux JPM22</title>
		<link>https://microbiote.polepharma.com/news/expert-microbiologie-smaltis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ophélie ruiz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 14:36:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le rendez-vous annuel de l’actualité de la recherche translationnelle et des applications de la science des microbiotes se tiendra, de nouveau à Rouen, les 14 &#38; 15 décembre 2022 dans le cadre des Journées Polepharma de Microbiomique (#JPM22). Membre du comité de programmation de cet évènement pour la première fois, Cédric Muller est le CEO [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2420" data-term-id="9" data-obj-id="9" class="elementor elementor-2420 dce-elementor-term-9" data-elementor-settings="[]">
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				<p>Le rendez-vous annuel de l’actualité de la recherche translationnelle et des applications de la science des microbiotes se tiendra, de nouveau à Rouen, les 14 &amp; 15 décembre 2022 dans le cadre des Journées Polepharma de Microbiomique (#JPM22).</p><p>Membre du comité de programmation de cet évènement pour la première fois, Cédric Muller est le CEO et cofondateur de Smaltis, une CRO basée à Besançon, adhérente de Polepharma, et partenaire des JPM depuis la première édition. Smaltis est un laboratoire spécialisé en microbiologie et biologie moléculaire, proposant des solutions sur mesure pour accompagner le développement de produits de santé et de bien être autour de 3 grands domaines : Les antimicrobiens, le microbiote et la bioproduction.</p><p><b>Vous avez soufflé votre huitième bougie ! Smaltis continue de se développer ?</b><br />Nous avons emménagé en juin dans de nouveaux locaux de 650 m2 dont la moitié en surface de laboratoire. Parallèlement, nous avons développé trois nouvelles offres de services. <span>1/Nous montons en compétence sur l’étude des levures et moisissures avec le </span><span>recrutement d’une experte sur cette thématique, qui vient dupliquer tout ce que l’on </span><span>proposait déjà sur les bactéries. 2/ Sur le domaine du microbiote, nous avons amélioré notre </span><span>offre d’exploitation du microbiote, par des études de recherche in vitro pour caractériser les </span><span>nouveaux produits issus ou visant un microbiote. 3/ Et enfin, nous valorisons notre expertise </span><span>en biologie moléculaire dans une offre de génomique et transcriptomique à partir de </span><span>matrices complexes. </span><span>Nous sommes aujourd’hui en capacité d’intervenir dès les phases très amont du </span><span>développement, et d’accompagner les clients jusqu’aux phases cliniques, que ce soit pour </span><span>des produits nutraceutiques, (redondant), dispositifs médicaux ou pharmaceutiques, en </span><span>santé humaine ou animale. </span><span>Actuellement, nous accompagnons un client américain dans une grosse étude clinique de </span><span>phase II, et nous sommes en train de mettre à niveau notre système qualité pour répondre à </span><span>ces nouvelles exigences réglementaires. Le marché américain est pour nous un marché </span><span>important à pénétrer, et nous sommes en train de développer notre réseau pour nous y </span><span>parvenir.</span></p><p><b>Pourquoi êtes-vous partenaire des JPM ?</b><br />C’est le premier évènement « non académique » qui traite de la microbiologie via les applications du microbiote, où l’on rencontre tous les acteurs et notamment des CRO comme nous, et qui nous permet de faire du réseau, de créer des relations client-fournisseur. C’est pour nous un évènement important, qui nous permet d’échanger avec nos clients comme Nexbiome, Targedys ou Enterome, et aussi de faire une veille scientifique sur les développements croissants de produits issus du microbiome, pour lesquels on souhaite<br />poursuivre notre montée en puissance. D’une manière générale, les évènements portés par des pôles ou clusters, permettent de réunir à la fois des académiques et des industriels et d’apporter les ingrédients pour que tout ce petit monde puisse interagir et développer les opportunités business. C’est tout particulièrement vrai dans ces journées de microbiomique organisées par Polepharma. On y trouve à la fois un haut niveau scientifique et technique, et une convivialité qui nous permettent d’aborder les sujets avec beaucoup de pragmatisme et d’opérationnalité. C’est pour ces raisons que nous sommes présents chaque année !<br /><br /></p><p><b>Smaltis n’est pas seulement une CRO, vous avez des projets de R&amp;D en propre ?</b><br />Effectivement, nous portons des développements dans le domaine de l’antibiorésistance. Nous venons de lancer un partenariat avec l’institut Bioaster pour développer de nouveaux outils pour accélérer le développement d’antibiotiques avec une approche innovante. Dans le microbiome, nous avons un projet en cours de montage, que je ne pourrai vous exposer ici pour des raisons de confidentialité, mais je compte bien faire avancer ce projet lors de notre participation aux prochaines journées de microbiomique et en rediscuter avec les acteurs concernés.</p><p><br /><span><b>C</b></span><span><b>omment voyez-vous l’évolution du marché du Microbiome ?</b></span></p><p><span>A mon sens le marché va fortement croître. On a pris conscience que les bactéries ont </span><span>un rôle essentiel dans la santé et aujourd’hui on ne peut plus développer des produits sans </span><span>intégrer le microbiote. On le voit dans les applications pour lutter contre des maladies </span><span>infectieuses ou en cancérologie. </span><span>Il y a aussi un regard particulier à avoir sur l’impact d’une thérapie (chimiothérapie par </span><span>exemple) sur le microbiote.  Si on crée une dysbiose, on doit la traiter aussi. Cela sera à mon </span><span>sens être intégré dans le développement des nouveaux produits, d’où la nécessité de </span><span>développer des modèles pour anticiper ces besoins. Nous aurons l’occasion d’en parler lors </span><span>de la session 6 « La pharmaco-microbiomique : réponse aux traitements, et métabolisme des </span><span>médicaments » ! Rendez-vous les 14 et 15 décembre à Rouen !</span></p><p>Propos recueillis par Fabien Menissez, Chef de projet Innovation, Polepharma.</p>					</div>
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		<title>Les Journées ROUEN 2020 seront un véritable bouillon de culture pour promouvoir l’excellence française en microbiomiqu</title>
		<link>https://microbiote.polepharma.com/news/les-journees-rouen-2020-seront-un-veritable-bouillon-de-culture-pour-promouvoir-lexcellence-francaise-en-microbiomique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[captusite]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2020 08:13:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pierre Déchelotte : « Les Journées ROUEN 2020 seront un véritable bouillon de culture pour promouvoir l’excellence française en microbiomique. » La ville de Rouen, en Normandie, accueillera les Journées ROUEN 2020 les 4 et 5 juin prochains, à l’UFR de Droit-Sciences Economiques et Gestion. Un événement unique initié par la Société Francophone de Nutrition [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Pierre Déchelotte : « Les Journées ROUEN 2020 seront un véritable bouillon de culture pour promouvoir l’excellence française en microbiomique. »</h2>
<p><strong>La ville de Rouen, en Normandie, accueillera les Journées ROUEN 2020 les 4 et 5 juin prochains, à l’UFR de Droit-Sciences Economiques et Gestion. Un événement unique initié par la Société Francophone de Nutrition Clinique et Métabolisme (SFNCM) et le cluster Polepharma, associant les Journées Polepharma de Microbiomique (JPM) et les Journées de Printemps de Nutrition Clinique (JDP).</strong></p>
<p><strong>Selon le Pr Pierre Déchelotte, président de la SFNCM et co-organisateur de ces Journées, l’ambition est de fédérer largement la communauté des acteurs de la microbiomique en tirant de nombreux avantages d’un programme commun pour valoriser les atouts de la France sur un marché en forte croissance. </strong></p>
<p>Pierre Déchelotte est gastroentérologue, professeur de nutrition à l’Université de Rouen, et chef du Département de Nutrition du CHU de Rouen. Au sein de l’UFR Santé, il dirige l’Unité Mixte de Recherche 1073 INSERM/Université de Rouen Normandie qui travaille sur l’axe « Microbiote, Nutrition, Inflammation, et Dysfonction de l’axe intestin cerveau » et ses implications dans le domaine des pathologies digestives et nutritionnelles.</p>
<h3>Comment est né « ROUEN 2020 » et quelle est la particularité de cet évènement?</h3>
<p><strong>Pr Pierre Déchelotte</strong> : A la suite du succès de la première édition des Journées Polepharma de Microbiomique à Rouen en avril 2019, un consensus s’est dégagé pour renouveler l’événement et lui donner une nouvelle dimension. Nous avons eu l’idée d’associer les secondes Journées Polepharma de Microbiomique avec les Journées de Printemps de Nutrition Clinique, déjà prévues à Rouen en 2020 par la SFNCM, pour en faire un temps fort du calendrier scientifique. L’intérêt de ROUEN 2020, un événement unique aujourd’hui, est de porter un double regard sous l’angle de la nutrition et de la microbiomique sur les avancées actuelles, mais aussi de mobiliser tous les acteurs de la chaîne de valeur, des chercheurs académiques aux industriels de la pharma, en passant par les professionnels de santé et associations de patients. C’est une approche résolument transversale pour sortir des congrès « verticaux », car c’est souvent en innovant dans les formats et les rencontres de différents publics que l’alchimie fonctionne autour d’une conférence, d’une équipe, d’une idée, et que de beaux et grands projets prennent vie.</p>
<h3><a id="parties-prenantes" name="parties-prenantes"></a>Quelles sont ces différentes parties prenantes que vous souhaitez fédérer ?</h3>
<p><strong>Pr Pierre Déchelotte</strong> : Le monde de la microbiomique rassemble aujourd’hui des acteurs très variés, des chercheurs académiques et start-ups, très impliqués dans l’amont de la recherche et la preuve de concepts, aux différents secteurs de la pharmacie, de la nutrition et des compléments alimentaires qui développent des applications, jusqu’aux professionnels de santé (médecins, nutritionnistes, diététiciens…). En effet, ce sont les cliniciens qui sont au plus proches de la réalité du terrain et à la recherche d’une actualisation de leurs connaissances, dispensée dans un cadre scientifique, validé et indépendant. Il y a aussi une forte demande d’informations de la part des patients et même des bien-portants, désireux d’être guidés vers des choix éclairés, face au foisonnement d’informations commerciales et marketing qui les laissent parfois perplexes. D’importants efforts de pédagogie sont donc encore nécessaires pour dire où en est la science et ses applications aujourd’hui, et où nous allons ensemble demain. C’est ici que notre événement prend tout son sens pour faire jouer les synergies et les interactions entre scientifiques, médecins et industriels.</p>
<p>La SFNCM rassemble près de 800 professionnels de santé de toutes disciplines et chercheurs très impliqués dans la nutrition de l’homme malade. De son côté, le premier cluster européen Polepharma anime un réseau croissant de plus de 300 acteurs (laboratoires pharmaceutiques, fournisseurs, façonniers, CRO, établissements d’enseignement supérieur et de recherche, centres hospitaliers universitaires et institutions publiques et privées) en Normandie, Centre-Val de Loire et Ile-de-France. Nous espérons que les conférences, ateliers thématiques et temps de rencontre BtoB proposés dans le cadre de ROUEN 2020, et la soirée conviviale du jeudi soir, permettront de renforcer les échanges transversaux au sein de la filière. De quoi générer un véritable « bouillon de culture » prometteur !</p>
<h3><a id="moments-forts" name="moments-forts"></a>Quels moments forts nous réservent ces Journées ROUEN 2020 ?</h3>
<p><strong>Pr Pierre Déchelotte</strong> : Dans l’esprit que j’évoquais tout à l’heure, le programme a été co-construit entre la SFNCM, dont le comité local d’organisation est présidé par mon collègue le Dr Moïse Coëffier, et le cluster Polepharma. Nous proposons une <strong>journée commune le jeudi 4 juin</strong> sur les <strong>relations entre microbiote intestinal et nutrition clinique</strong>. Plusieurs sessions thématiques sur les interactions entre Microbiote et Nutrition Clinique porteront sur la prise en charge du cancer, les pathologies digestives ou la dénutrition. En ce sens, la conférence plénière de Nathalie Delzenne, spécialiste internationale du domaine, s’annonce déjà comme incontournable pour faire le point sur les acquis et les progrès. La journée du 4 juin se terminera par un débat sur l’approche individualisée du microbiote, un sujet brûlant au cœur de l’actualité depuis la prise de position de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE) sur la limite des tests actuellement disponibles sur le microbiote.</p>
<p>Le vendredi 5 juin, la dynamique des secondes Journées Polepharma de Microbiomique se poursuivra de manière plus générale par une session sur les approches analytiques complémentaires abordant les composantes géniques, transcriptomiques, protéiques voire métabolomiques, en relation avec le microbiote. L’ensemble de ces approches « OMIQUES » permettent de construire une approche fonctionnelle pour mieux appréhender les mécanismes d’action spécifiques des microbiotes, leur impact sur les fonctions physiologiques et éventuellement leur implication en pathologie. Des créneaux sont disponibles en fin de matinée pour des ateliers thématiques sponsorisés. Une autre session portera sur les probiotiques, segment en forte croissance, qui pose des problématiques stratégiques et de positionnement réglementaire pour les industriels. C’est dans un effort de R&amp;D le plus souvent en partenariat avec des institutions académiques que les progrès se feront en apportant des preuves de concept et en aidant les industriels à hiérarchiser leurs priorités et renforcer la crédibilité du secteur.</p>
<h3><a id="atouts" name="atouts"></a>Start-up florissantes, centres de recherche experts, nombreux investissements industriels, consommateurs enthousiastes… quels sont nos atouts dans cet univers très concurrentiel et en effervescence de la microbiomique ?</h3>
<p><strong>Pr Pierre Déchelotte</strong> : En France, il n’est pas étonnant de voir autant d’intérêt pour le microbiote, qui s’annonce comme le nouvel eldorado des principes actifs pour les décennies à venir. C’est un champ très prometteur de R&amp;D qui attire les investisseurs pour préparer les développements futurs en diagnostic et thérapeutique, en complément des approches de la chimie de synthèse ou des biothérapies. Le marché des médicaments et des produits de diagnostics issus du microbiome devrait atteindre le milliard de dollars en 2024, selon Seventure Partners. La France est bien placée sur la scène internationale avec son réseau de centres de recherche de référence: INRA de Jouy en Josas (Metagenopolis), CHU Saint Antoine, Institut Gustave Roussy, Institut Pasteur, Normandie Université (Rouen, Caen et Evreux) pour ne citer que quelques exemples. Nous bénéficions également d’un catalogue attractif de start-ups ou d’entreprises de taille moyenne qui ont occupé le terrain et lancé de nombreux projets innovants comme Entérome, Maat Pharma, TargEDys SA ou encore demain GMT Science et d’autres. On observe également un intérêt croissant des plus grands groupes comme Biocodex, Mayoly Spindler, Ipsen Pharma, et des « major companies » comme Sanofi, qui continuent d’investir fortement dans le secteur et guettent les opportunités de croissance. Dans ce contexte, c’est sous l’angle du travail collaboratif et de l’open innovation que se terminera la journée du 5 juin avec une table-ronde mettant en lumière les attentes de l’industrie pharma vis-à-vis de ce vivier important de jeunes pousses et start-ups. L’occasion d’identifier de nouveaux axes de travail pour aller plus loin ensemble !</p>
<h3>Un comité de pilotage valorisant les expertises hexagonales</h3>
<p><a href="https://microbiote.polepharma.com/comite/" target="_self" rel="noopener noreferrer">Le comité scientifique de pilotage des 2èmes Journées POLEPHARMA de Microbiomique</a> se compose paritairement d’acteurs publics et privés, représentant une diversité de compétences le long de la chaine de valeur, de la recherche à la production de nouveaux médicaments ou compléments issus du microbiome :</p>
<p>Pierre DECHELOTTE, Directeur de l&#8217;Unité INSERM U1073, Médecin chef du service nutrition au CHU de Rouen &#8211; Université de Rouen Normandie<br />
Moise COEFFIER, Directeur adjoint &#8211; INSERM U1073<br />
David RIBET, PhD, Chargé de Recherche &#8211; INSERM U1073<br />
Olivier JOIN-LAMBERT, Directeur de Recherche &#8211; CHU de Caen Normandie<br />
Karine VALEILLE, Business Development Manager Microbiome projects &#8211; INRA JOUY EN JOSAS &#8211; METAGENOPOLIS<br />
Sylvie CHEVALIER, LAURENCY, Département Génie Biologique Université Rouen Normandie &#8211; Laboratoire LMSM<br />
Denis LE HAZIF, Dir. External Manufacturing Organization &#8211; IPSEN PHARMA<br />
Pierre RIMBAUD, Directeur médical associé &#8211; ENTEROME<br />
Sandrine CLAUS, Chief Scientific Officer &#8211; LNC Therapeutics<br />
Karine ROGET, PhD, Strategic R&amp;D Manager &#8211; BIOSE<br />
Caroline MAREUIL VILLETTE, Cabinet ICOSA<br />
Denis REQUIER, DR Sante, VP innovation &#8211; POLEPHARMA<br />
Jeanne BATAILLE, Chargée de mission Biotesting &#8211; POLEPHARMA<br />
Fabien MENISSEZ, Chef de projets Innovation, Nouveaux médicaments – POLEPHARMA</p>
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